lundi 1 juillet 2013

L'animal de compagnie, une victime aussi du spécisme

Tract à télécharger en format A5 R/V N/B



Dans le microcosme du mouvement vegan une divergence de fond existe quant aux animaux de compagnie.
Pour les uns cela ne devait pas exister car ils sont plus ou moins privés de liberté, ils servent de "compagnons" sans qu'on leur demande vraiment.
Pour les autres, il est possible d'établir une relation basée sur l'amour, la complicité et l'harmonie.
Il faut aussi comprendre que par animaux de compagnie, nous excluons tous ceux qui ont une fonction particulière comme de monter la garde, aller à la chasse, surveiller des troupeaux etc etc.(à noter que dans un monde vegan, il ne serait plus possible d'utiliser ainsi et autrement des animaux!)
Les premiers ont sans doute raison sur le fond et la vie en communauté animal/homme devrait se faire d'un commun accord . C'est également vrai que la vie en société, humaine qui plus est, invite à respecter certaines règles pour les autres mais aussi pour leur sécurité.
Pourtant, ici, nous soutenons plutôt la seconde thèse. Tout d'abord, pour répondre à la demande importante d'adoption. Il ne saurait être question de tuer, oui de tuer, les animaux en refuges coupables de rien mais victimes de la médiocrité humaine. 
Nous écrivons tuer car il est temps de tordre le cou à cette expression "euthanasier un animal". On euthanasie pour abréger une grande souffrance, quand on sait qu'il n'y a aucun espoir de guérir. C'est un acte d'amour difficile à surmonter. Là, on tue parce que des animaux ne trouvent pas preneurs ! Et  l'assassin n'est pas celui qui administre la dose létale mais celui l'a abandonné et en amont le vendeur et l'éleveur! 
Ensuite parce que nous pensons qu'il est possible d'établir une bonne relation avec les animaux et d'autant plus, s'ils sont domestiqués depuis des milliers d'années et qu'un retour à la vie sauvage n'est pas facile.

D'ailleurs, on peut aussi s'interroger du devenir des animaux dits d'élevages si nous obtenions la libération animale. Outre qu'un frein sérieux serait mis à la reproduction, il n'est pas question d'exterminer des races animales (de quel droit le ferions-nous) Il devrait donc être possible de leur laisser le choix entre une vie libre et autonome ou bien une vie le plus libre possible mais sous la bienveillance et l'amour d'humains. Nous faisons le pari que cela est possible que ce soit pour les chiens, les chats mais aussi pour les herbivores, les gallinacées que nous exploitons actuellement.
Le débat est ouvert!